Georges Folmer

Son Art, les grandes périodes

De formation académique pluridisciplinaire à l’Ecole des Beaux-Arts de Nancy, puis de Genève, Folmer arrive à Paris en 1919 où il crée les décors de théâtre à l’atelier du Nabis Henri-Gabriel Ibels. Son œuvre comportera quatre grandes périodes :

Période figurative (1915-1926)

Période Nabis, paysages, huiles, aquarelles, émaux, gravures sur bois.

Période cubiste et néoplasticisme (1926-1938)

Premières influences cubistes et initiation au néoplasticisme avec Del Marle, du groupe « Vouloir », puis fréquente « Cercle et carré » avec Michel Seuphor, « Abstraction Création » avec Herbin. Il travaille le « Nombre d’Or », les polyèdres avec le peintre et mathématicien Dimitri Viener. En 1935 il s’installe rue Montauban à « La Ruche » « le Coin des Princes ». En 1936 il expose au 1er Salon d’Art Mural aux côtés de Kandinsky, Gleizes, Lhote et Gorin dont il sera le fidèle jusqu’en 1977. Pour l’Exposition Universelle de 1937 la Ville de Paris lui commande un panneau autour de l’électricité, il créera : « Jupiter lançant la foudre ».

Période abstraite (1939-1960)

il exprime totalement « l’art plastique non imitatif ». En 1939, il est avec Frédo Sides à l’avant-première du Salon des Réalités Nouvelles dont il deviendra le Secrétaire Général en 1956 et ce jusqu’en 1968. Pendant la guerre il travaille les encres-monotypes et crée des bois polychromes qui ont « une place éminente (…) et doivent trouver place et protection dans les musées » selon Michel Seuphor qui écrit encore : « il est un tenace constructeur ». En 1951 il signe le manifeste du Groupe « Espace » avec Del Marle, Gorin, Jacobsen, Jean Prouve, Servanes, Vasarely…

Période cinétique, mouvement (1960-1977)

Pour « préserver » les puristes de l’abstraction géométrique il fonde le groupe « Mesure » qu’il préside avec Jean Gorin comme vice-président et dont les membres sont : Aurélie Nemours, Mario Di Teana, Francis Pellerin, Léo Breuer, François Morellet entre autres. Tous recherchent une application architecturale à leur plastique et prônent la synthèse des Arts. Folmer, lui, ajoute à ses créations le mouvement : roto-peintures, roto-corps, tableaux-théâtre à prismes ; ces œuvres-là justifient encore davantage une application architecturale.

En 1937, la profession lui rend hommage et organise son Jubilé aux Réalités Nouvelles à Paris, dont Roger Van Gindertaël fera la préface du catalogue. Jusqu’à sa mort, Folmer qui a été exproprié de « La Ruche » en 1968, pour démolition partielle, est établi en Allemagne, il y travaillera les encres, les tableaux-reliefs, les maquettes de roto-peintures. Il écrira ses réflexions sur l’Art. Il s’éteint en janvier 1977 à Neümuhl, Allemagne.