Georges Folmer

Folmer et le Nombre d’Or

« Précisément la lecture du Nombre d’Or dans les œuvres de Folmer est une conséquence de son expression cubiste particulière. Il utilise la perspective plurielle et la stylisation des formes, mais il  introduit, dès ses premières œuvres cubistes, une construction géométrique de droites et d’obliques qui forment des partages harmoniques fortuits ou venus des sédiments de sa formation académique. »Laurence Imbernon

Le Nombre d’Or : Φ

Méton, astronome athénien du Ve siècle avant J-C est le père de l’appellation du Nombre d’Or : cela concerne une période de 19 ans au bout de laquelle la lune recommençait son cours avec le soleil, et l’on écrivait ce parcours avec la couleur or.

Le premier traité consacré au Nombre d’Or : Da divina proportione est publié à Venise en 1509 par Lucas Pacioli et illustré par Léonard de Vinci qui étudie les propriétés géométriques, esthétiques et même mystiques du Nombre d’Or.

L’essentiel des propriétés géométriques du Nombre d’Or est contenu dans les éléments de géométrie d’Euclide. C’est le premier exemple d’une équation du second degré. Dans le livre XIII, Euclide étudie les pentagones réguliers (inscrits dans le cercle). Le pentagone convexe et, surtout le pentagone étoilé ont été considérés comme une figure parfaite, un symbole de beauté et d’harmonie. Le Nombre d’Or a gouverné les tracés régulateurs de la pyramide de Chéops, du Parthénon, du Dôme de Milan, ainsi que de nombreuses peintures de la Renaissance italienne, de Vinci et Raphaël entre autres.

« (…) Folmer avait eu à l’école des Beaux-arts de Nancy puis de Genève une formation pluridisciplinaire et plus prononcée dans le domaine architectural de l’antique, c’est certainement là le point de départ de sa recherche intuitive, d’abord, puis raisonnée sur le Nombre d’Or (…) »Denis Guermonprez, mathématicien. Extrait de « Le Nombre d’Or : Φ et Folmer »

Le Nombre d’Or : Φ – Première analyse mathématique des « Fleurs d’Or » de Folmer
par la Professeure Carole Le Beller.
L’exposé mathématique rédigé par la Professeure de mathématiques Carole Le Beller est publié dans le catalogue Folmer de l’OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle) à Genève en 2010 (page 15). (Cliquez ici pour consulter l’extrait)

Prince Matila Ghyka (1881-1965) mathématicien et philosophe, membre du Comité d’honneur du Salon des Réalités Nouvelles en 1952 : il travailla avec Dimitri Viener  sur le Nombre d’Or : « Rites et rythmes pythagoriciens dans le développement de la civilisation occidentale » 1931. Viener était mathématicien et peintre, voisin d’atelier de Folmer, rue Dulac à Paris en 1932 ; il apporte à Folmer la confirmation de ses compositions au Nombre d’Or et lui démontre mathématiquement toutes les règles des partages harmoniques.  Ce travail avec Viener est enrichi pour Folmer d’études sur les polyèdres. Tous deux se lient d’une amitié profonde. Folmer exécutera le portrait de Viener dans les années 1935-1936.

1947 Acquisition par le Musée d’Art Moderne de Paris devenu le :  Centre Pompidou de « Symphonie Harmonique » 1941-1942. Repro.couleur Encyclopédie LAROUSSE Méthodique édition 1955 Vol.II p.97 Chapitre « Géométrie ». Composition en référence au Nombre d’Or.

Annexes